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Des changements ?

6 mois de voyage en tour du monde

Bilan à mi-parcours

Cela fait plus de 6 mois que nous voyageons autour du monde, un record pour nous ! Il est temps de partager avec vous les effets que nous procure le voyage sur le long terme. La vie nomade, le changement permanent, parler des nouvelles langues, être face à de nouvelle culture, des nouvelles devises, la santé, le corps, l’esprit…on vous partage notre retour sur ces 6 mois d’expérience en tour du monde.

Ton corps change

N’aie pas peur...c’est normal

Nous sommes passés d’un quotidien classique, 8h-12h, 14h-18h… à rien du tout ! Tout est possible. Se lever tôt pour attraper un bus où un magnifique lever de soleil. Il n’y a plus vraiment de rythme donc plus vraiment de repère, sans parler du décalage horaire permanent. Mais comme on s’habitue au rythme d’un quotidien classique 8h-18h on s’habitue à ne pas en avoir ! Comment ? Car notre corps augmente ces capacités adaptatives. On est plus à l’écoute de ce que l’on ressent physiquement. On arrive à s’endormir presque partout même dans les aéroports, ou justement à ne pas le faire, pour se caler sur le bon fuseau ! On se dose.

On bouge avec nos gros sacs à dos, on charge, on porte, on ouvre, on ferme, on pose, on relève…en gros on se fait les bras, les jambes et un peu tout le reste ! On ne se déplace plus en voiture sauf dans les pays où nous avons pu en louer une ! (Costa Rica, Mexique) Du coup on fait tout à pied. Faire des courses devient une réelle activité en soi comme aussi trouver un service de blanchisserie, aller réserver ces billets de bus. On marche, on marche ! On marche aussi pour visiter les villes et aller randonner. En Patagonie, nous avons enchaîné les balades de 20 kilomètres, au Pérou, on a continué avec une ascension à 5100m d’altitude, puis les 2000 marches du Machu Picchu, en gros on a augmenté notre activité physique. Les conséquences ? Des nouveaux muscles, on s’épaissit mais de la bonne manière !

Nos habitudes alimentaires ont changé également. En Amérique du sud, fini les produits « BIO » ou alternatifs. Aller jeter un coup d’œil dans Super marché donne souvent une idée de l’hygiène alimentaire du pays.

Qui dit voyageur, dit hôtel, auberge etc. et pas toujours de cuisine pour se préparer des bons petits plats équilibrés avec les produits du marché ! Même s’il y a beaucoup d’endroits où nous avons pu cuisiner, ce n’est pas comme à la maison. Il faut vraiment se rendre compte que le choix n’est vraiment pas le même qu’en France, les petits formats de bouteille d’huile ou autres n’existent pas partout on est même plus souvent sur du grand format. Qu’est-ce que ça change ? Et bien le transit, la digestion, la prise ou la perte de poids, Ça dépend du métabolisme de chacun !

Les distances se raccourcissent

Téléportation ?

En voyage on est propulsé par la motivation de la découverte, une adrénaline qui nous donne envie de nous dépasser tout le temps. En plus comme nous voyageons sans réservation, ni itinéraire précis, on prend le temps et on est prêt à faire de longues distances pour découvrir toujours plus. 5H de Mini-van, 1h30 de pirogue, une nuit de bus, 2 jours sur un ferry, ce n’est pas un souci !

C’est aussi une parenthèse dans le voyage. D’ habitude entre deux voyages on rentre chez soi et bien pour nous, les transports, nous servent un peu de zone de décompression, neutre, avant d’explorer de nouvelles choses.

Après toutes ces longues distances parcourues, on n’hésite plus à aller faire des courses à pied même si c’est à plus de 20 minutes de marche, c’est toujours nouveau et différent et c’est aussi une autre manière de découvrir le pays.

Est-ce qu’en France on ferait pareil ? Est-ce que c’est une question d’avoir le temps ? S’organiser pour faire des courses, laver nos vêtements etc peut parfois nous occuper toute une journée contre quelques heures en France, mais cela n’est plus vécu comme une perte de temps ou une corvée mais plus comme un réel besoin et une manière encore de faire une pause dans le voyage.

Ta vision du temps change

Retour vers le futur

Depuis le début de ce tour du monde, on a déjà vécu plusieurs étés, printemps, hivers, automne et tout ça dans le désordre. On a presque parfois eu l’impression de plus voyager dans le temps que dans l’espace !

Quelles conséquences ? Fini d’attendre qu’il fasse chaud, froid, jour plus tôt, nuit plus tôt, on casse ce rythme des 4 saisons que l’on connaît par cœur. On ne se met pas en mode « cocon » parce que c’est l’hiver, ni en mode fête parce que c’est l’été. Le temps, le jour, la nuit, devient un élément extérieur avec lequel on compose et qui n’a plus d’emprise sur nous ou presque ^^

Depuis notre voyage en Irlande on avait déjà appris à ne pas attendre qu’il fasse beau pour sortir car le temps change tellement vite et ça se confirme !

Photos prises dans le désert d’Atacama au Chili.

Un concentré de vie !

Enrichissement

En 1 année on a l’impression de vivre un condensé de ce que nous aurions peut être vécu en 10 ans ! Ça aurait été dommage d’attendre ! On est jeune, on est en bonne santé, on est libre, pourquoi s’en priver ? !

Ce tour du monde c’est une expérience unique que l’on s’offre parce qu’après tout, on n’a qu’une vie et comme dirait Pierre Rabhi, on l’a déjà gagné, c’est un cadeau dont il faut prendre soin.

photo prise à Holbox

La vie nomade

Repères et confort

La phrase « comme d’habitude » n’existe plus ! Chaque jour est inédit et rempli de nouveauté et de beauté. Nouvelle langue, nouvelle monnaie, nouveau sens de circulation, on garde l’esprit ouvert et alerte. On apprend, on compte différemment, on est curieux de tout, un peu comme des enfants.

On se détache du matériel : plus de chez nous, quelques affaires qui sont toujours les mêmes… et bien cela suffit. La vie minimaliste on l’apprécie.
Nos critères de vie changent en fonction de ce que l’on peut s’offrir et de nos envies. Auberge, airbnb, chambre chez l’habitant, wifi, on peut tout remodeler au quotidien en fonction de ce que l’on veut, une liberté très appréciable.
Plutôt que de s’attacher à une chose, un endroit, on rebondit selon nos envies. Une question d’équilibre. Vivre 2 semaines à Kuala lumpur avec un super bon wifi, le métro, la modernité, travailler, avoir une superbe piscine et puis juste après être coupé du monde, se ressourcer dans la jungle et aller manger sur des bateaux flottants.

La morale ? Chez nous c’est partout ! C’est là où l’on se sent bien, ce n’est pas une question de décoration, d’intérieur, d’ustensiles et d’accessoires mais plus un environnement dans lequel on évolue avec lequel on est en harmonie.

kuala lumpur roof top

La valeur de l’argent

Money Money

À force de changer régulièrement de monnaie on perd un peu la « valeur » de l’argent. Bien sûre que l’on garde le compte, le but n’est pas de dépenser n’importe comment. Ce dont je veux parler c’est la notion que l’on en a, le rôle qu’on lui donne. Concrètement c’est une donnée numérique sur notre compte en ligne puis qui devient du papier lorsqu’on en retire… du papier, une impression quoi ! Il ne nous dira pas si on a « bien » gagné notre vie, si on a plus confiance en nous, si on est une meilleure version de nous-mêmes ou si on est heureux !

En voyage, il est important pour nous de participer à l’économie locale, cela redonne du sens à nos achats. On ne voit plus uniquement la dépense, on visualise la chaîne. Par exemple, au Mexique, en passant une journée avec une famille Maya, nous avons pu découvrir la maison que se construit le jeune homme et sa famille grâce à cette activité en lien avec un tourisme durable. Une contribution à la vie locale et à la conservation des traditions de cette région.

L’argent en soi n’est pas forcement une richesse, c’est plus ce que l’on achète avec qui importe et qui y donne de la valeur. 

photo prise au costa rica au monteverde

L’émerveillement est-il intact ?

On en prend plein les yeux !

On avait lu avant de partir des témoignages de voyageurs qui indiquaient avoir été blasés de toutes ces belles aventures. De notre point de vue, l’émerveillement est toujours là. Je pense que cela dépend de notre personnalité et de notre capacité à être stimulé en permanence et de pouvoir répondre à toutes ces stimulations de manière positive.

Il faut aussi à l’inverse savoir faire le vide pour arriver avec un nouveau regard. Personnellement si j’ai choisi le métier de graphiste, c’est qu’il est en constant mouvement, des nouveaux supports, une palette de couleurs infinie, des projets divers et variés. La nouveauté et les choses qui bougent et qui avancent, c’est un rythme qui m’a toujours attiré. Ce tour du monde est donc pour nous une source d’inspiration sans limite.

Les plages et les montagnes d’un pays à un autre peuvent paraître similaires. Une mer toujours plus bleue, des sommets toujours plus haut, mais c’est le contexte toujours différent qui en fait une expérience unique : la culture, les habitants, les rencontres sur la route…

le fitz roy en argentine

Tout organiser avant de partir ou pas ?

Notre tour du monde

Nous sommes partis avec un trajet global choisi en fonction des saisons, mais pour le reste, rien. Et quand rien n’est planifié, tout est possible.

Les avantages de ce choix :

  • On est flexible. On rebondit sur les découvertes et les excursions proposées sur place souvent non répertoriées sur le web.
  • On adapte notre mode de voyage au pays où l’on est. Pour les destinations les plus chers on a privilégié les auberges, les bus et ont a eu un parcours plus rapide. Pour les pays où le coût de la vie est plus bas, on a ralenti et on s’est fait plus plaisirs (restaurants, logement, activités…).
  • On ne connaît rien avant de partir, nous n’avons pas imaginé précisément ce qu’allait être notre voyage. On reste ouvert, on ne contrôle pas le voyage, c’est le voyage qui nous fait. Si nous avions tout planifié avant de partir je pense que sur place il y aurait eu beaucoup de frustration.

 

Les inconvénients

  • « à un m’ent donné ! » Il faut quand même prendre le temps de s’organiser au final !  Certains endroits ne sont pas propices, pour arriver et tout faire au dernier moment. Il faut parfois anticiper pour ne pas payer cher le luxe du 100 % libre, sinon a l’inverse on peut se retrouver piégé.
    Il y a forcément un moment dans notre voyage, où nous nous sommes retrouvé dans la haute saison du pays ou dans une zone qui reste touristique quasi toute l’année. Plus de monde, plus de réservations, les prix qui augmentent, les hébergements à petits prix complets, il faut donc pouvoir à ce moment-là anticiper.
photo prise a santiago du chili
photo prise à tokyo

Pour nous, il faut trouver le bon équilibre. Avoir tout de réservé, est une charge mentale en moins, mais peut aussi être une source de stress, parce qu’on doit toujours être là où l’on nous attend. Et lorsque l’on découvre les réelles conditions de voyage dans un pays, une fois sur place, souvent les choses sont bien différentes. Cela nous a permis de ne pas avoir d’attente en particulier et de s’adapter encore mieux aux imprévus.

Une fois dans le pays, avec « l’habitude », nous arrivions finalement rapidement à visualiser notre itinéraire souhaité. Selon la destination, si nous pouvions nous permettre de tout prendre au fur et à mesure nous continuions, à l’inverse, si nous étions sur de ce que nous voulions, on pouvait anticiper sur plusieurs jours nos logements et transport, voir billet de sortie du territoire pour profiter des meilleurs prix et avoir plus de choix. Ce qui est donc intéressant économiquement.

Créer le manque

Nostalgie quand tu nous tiens

Ces 6 mois loin de chez nous, nous permettent aussi de prendre du recul sur notre propre pays et notre « ancienne » vie. Créer le manque pour mieux apprécier ce que l’on a : ça fait du bien !

Les petits plaisirs : quand on passe plusieurs mois sans eau chaude, sans nourriture variée, sans réel confort, avec une mauvaise connexion internet et toutes ces choses évidentes pour nous en France et bien cela nous manquent. Est-ce qu’on le vit mal ? Non bien sûre, c’est l’aventure et ça fait partie du voyage. En gros c’est ce que l’on appelle sortir de sa zone de confort ! whouuu ça fait peur !

Soirée avec les amis, repas en famille, aller au ciné, faire les boutiques, prendre des cours de danse, passer un dimanche sous la couette avec un bon film, des choses du quotidien que l’on apprécie mais que l’on ne fait plus en tour du monde. Alors on a comme des petits moments de nostalgies qui nous viennent, sous forme d’odeur, d’envie (oui là on parle bien de fromage^^), de flash back…

Créer le manque c’est aussi l’un des meilleurs outils pour faire le tri et voir ce qui ressort en premier quand on est loin de tout. À qui pense-t-on en premier ? À quel moment de notre vie ? Quels lieux ? Faire le vide pour ne retenir que l’essentiel et retrouver ces priorités dans la vie.

Dans l’idée, c’est un peu comme quand vous arrivez à ne plus manger de chocolat pendant plusieurs jours, la fois d’après, son goût sera encore plus intense !

En revanche ! Un constat assez important ! Oui la France c’est bien, oui on a de la chance, oui on a de bonnes prestations, des aides, des services de qualité etc. mais honnêtement depuis qu’on voyage :

– Premièrement, il y aussi plein d’autres pays où la vie est tout aussi bien. Sans rentré dans des détails administratifs, ou de salaire, je parle plus du côté bonheur, de qualité de vie. Certains pays nous prouve aussi que malgré un niveau de vie plus bas, le bonheur ne réside pas que dans le confort.

– Deuxièmement, à chaque fois que nous avons entendu des Français, le sujet de discussion récurrent était : Boulot boulot, je ne veux pas rentré, je ne veux pas travailler, j’aime pas ce que je fais !

Vue de l’extérieur, je pense que malgré tout, une petite remise en question ne nous ferai pas de mal. Oui il y a plein de choses qui sont bien mais ne nous endormons pas sur nos lauriers. A force de confort et de facilités, est-ce que nous ne serions pas entrain de nous ramollir ? 😉

L’environnement

Changement climatique

Quand nous avons décidé de partir en tour du monde nous avions aussi dans l’idée de vérifier un point important : comment va notre planète ? Réponse ? À l’unanimité, dans chaque pays que nous avons fait, la réponse est la même : ce n’est plus comme avant.

Le temps a changé, les saisons, la nature, la terre. De nombreuses espèces sont menacées notamment par la déforestation comme au Costa Rica ou en Malaisie. Même s’il y a eu aussi des actions de reforestations, cela ne remplace pas une forêt primaire qui apportait aux animaux ce dont ils avaient besoin. Ce qui entraîne dans le meilleur des cas une migration ou dans le pire des cas la disparition de certaines espèces comme au Mexique. L’homme gagne du terrain et par conséquent réduit celui des animaux qui se retrouvent en confrontation. Quelles conséquences : la sélection naturelle est forcée à cause de l’homme, les plus forts restent.

En Patagonie, ce sont les glaciers qui fondent. Cela forme aujourd’hui de très belles lagunes au pied des sommets mais il y encore une dizaine d’années elles n’existaient pas !

La qualité de l’eau. On a l’impression que dans certains pays on ne sait jamais vraiment bien si l’eau est potable ou pas. Coca-cola et nestle sont partout avec les bouteilles en plastique mais alors que faire . L’eau c’est la vie, et se rendre compte que dans certains pays, l’option la plus sûre pour nous est de boire cette eau en bouteille complètement déminéralisée est alarmant. Pour ne pas avoir de carence on complète avec des boissons enrichies en magnésium et potassium notamment pour ne pas risquer de déshydratation. On aimerait en savoir vraiment plus sur ce sujet, si vous avez des informations n’hésitez pas à nous éclairer en partageant votre avis dans les commentaires.

Rendez-vous dans 6 mois !

Ce tour du monde au final c’est l’expérience d’une grande liberté. On casse nos repères et on redéfinit petit à petit ce que l’on aime, ou pas. On s’écoute, on suit son instinct. Il n’y a plus de repère extérieur donc on ne peut que se fier à sa boussole interne. C’est en rentrant que l’aventure continuera et nous dira ce qui a changé en nous et ce que l’on retiendra de tout ça.

Ce qui est sûre, c’est que pour tout ce que cela nous apporte sur la découverte du monde dans lequel on vit, avec tous ses habitants, ses cultures et ses paysages : si on devait faire le choix de le refaire ? On le referait sans hésiter ! Et vous, vous le feriez ? 

cascades au costa rica

 Toutes les 5 étoiles on rallonge notre tour du monde de 1 mois !  GO ! 😉

6 mois de voyage en tour du monde, des changements ?
5 (100%) 5 votes

2 Commentaires

  • Sylvie

    Très bel article !

    • La Criniere

      Merci beaucoup 🙂

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